Assurance prêt immobilier et arrêt maladie lié à la grossesse : ce que chaque emprunteur doit savoir

Publié le 4 juillet 2025 · article entièrement réécrit et revérifié sur sources officielles le 1er septembre 2026

Être enceinte et signer un crédit immobilier soulève une question simple et mal traitée : si un arrêt de travail survient, qui paie les mensualités ? La réponse dépend d’une distinction que beaucoup d’articles écrasent — celle entre le congé de maternité, le congé pathologique et l’incapacité temporaire de travail au sens du contrat d’assurance. Voici ce que disent les textes, et rien d’autre.

En bref
Trois régimes différents, trois traitements différents
Le congé de maternité est un droit social indemnisé par l’Assurance maladie ; il n’est pas un arrêt de travail consécutif à un accident ou à une maladie, et ne correspond donc pas à la définition de la garantie incapacité temporaire de travail (ITT) d’une assurance emprunteur. Un arrêt lié à un état pathologique peut, lui, relever de cette garantie — mais c’est le contrat, et lui seul, qui fixe les conditions, la franchise et les exclusions.
  • Pour un crédit de 200 000 € ou moins par assuré, remboursé avant vos 60 ans, l’assureur a interdiction de vous faire remplir un questionnaire de santé ou passer un examen médical.
  • Hors de ce cas, vous devez répondre exactement et sincèrement aux questions posées — le devoir porte sur les réponses au questionnaire, pas sur une déclaration spontanée.
  • En cas de maladie due à la grossesse, le congé de maternité lui-même est allongé de 2 semaines avant et 4 semaines après l’accouchement.
  • Vous pouvez changer d’assurance à tout moment, mais l’opération passe par l’accord du prêteur, qui vérifie l’équivalence des garanties.

Trois régimes que l’on confond en permanence #

La plupart des malentendus viennent d’un raccourci : « je serai en arrêt, donc l’assurance paiera ». Or trois situations très différentes se cachent derrière le mot « arrêt », et deux d’entre elles relèvent de la Sécurité sociale, pas de votre assureur de prêt.

01
Le congé de maternité
Un droit social automatique et obligatoire : il est strictement interdit d’y renoncer totalement. Le contrat de travail est suspendu et la CPAM verse des indemnités journalières. Ce n’est ni un accident, ni une maladie.
02
Le congé pathologique
En cas de maladie due à la grossesse ou aux suites de l’accouchement, la durée du congé de maternité est augmentée : 2 semaines avant la date présumée de l’accouchement, 4 semaines après. C’est un allongement du congé, pas un régime séparé.
03
L’ITT du contrat d’assurance
Une notion contractuelle : l’inaptitude temporaire à exercer une activité professionnelle, à la suite d’un accident ou d’une maladie donnant lieu à un arrêt de travail. L’incapacité doit être totale.

Cette troisième définition est celle que reprend Service-Public dans sa fiche sur les garanties décès, invalidité et incapacité d’un prêt immobilier. Elle a deux conséquences directes. D’abord, un congé de maternité ordinaire n’entre pas dans son champ : il n’est pas consécutif à un accident ni à une maladie. Ensuite, la même fiche précise qu’« en cas de reprise (même partielle) d’activité, la prise en charge de l’assurance cesse, sauf si une clause du contrat prévoit une prise en charge dans le cas d’un mi-temps thérapeutique ».

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Une règle sans son contrat n’est pas une règle
Aucun texte n’impose aux assureurs une durée de franchise, un plafond ou une liste d’exclusions en matière de grossesse. Service-Public écrit que le contrat prévoit « en général » une limite d’âge et une franchise, et que l’indemnisation se fait « selon le montant assuré, ou selon la perte de revenus ». Toute affirmation chiffrée qui ne renvoie pas à VOTRE notice d’information est, au mieux, une moyenne de marché.

Déclaration de la grossesse et questionnaire de santé : ce que dit réellement la règle #

C’est le point sur lequel circulent le plus d’idées fausses. La règle applicable depuis la loi du 28 février 2022 est tranchée, et Service-Public la formule sans ambiguïté dans sa fiche « Comment obtenir un contrat d’assurance emprunteur pour un crédit immobilier ? » : pour un « crédit de 200 000 € ou moins par assuré et à rembourser avant 60 ans », « l’assureur a interdiction de vous faire remplir un questionnaire de santé. Il ne doit pas non plus vous faire faire un examen de santé ». Dans ce cas de figure, il n’existe aucun questionnaire — donc rien à y déclarer.

Hors de ces seuils, le questionnaire médical redevient la règle. Mais l’obligation qui pèse sur vous est précise : répondre exactement et sincèrement aux questions posées. Comme le rappelle la fiche « Assurance décès : que faut-il déclarer dans un questionnaire médical ? », « il n’y a pas de modèle unique de questionnaire médical, chaque assureur a le droit de poser les questions qu’il juge pertinentes sur votre état de santé actuel ou passé » — les questions portant sur les caractéristiques génétiques étant, elles, interdites. Autrement dit : le devoir est un devoir de réponse, pas un devoir de déclaration spontanée.

Deux sanctions distinctes, souvent confondues en une seule

Les articles qui parlent d’« annulation pure et simple du contrat » ne décrivent qu’une moitié du dispositif. Service-Public distingue deux régimes. Si vous faites une fausse déclaration intentionnelle ou cachez volontairement un risque, l’assureur peut demander l’annulation du contrat, refuser sa garantie, et conserver les cotisations déjà versées. Si, en revanche, l’omission ou l’inexactitude résulte d’une négligence ou d’une erreur, la conséquence dépend du moment de la découverte : avant sinistre, l’assureur peut résilier ou proposer une majoration de cotisation que vous devez accepter ; après sinistre, il applique « une baisse de l’indemnité qu’il doit verser, proportionnellement aux cotisations qui auraient dû être payées ». Supprimer ce second régime, c’est transformer une réduction proportionnelle en perte totale de garantie.

Congé de maternité et garantie ITT : pourquoi l’un ne déclenche pas l’autre #

Le congé de maternité relève du droit du travail et de l’Assurance maladie. La fiche « Congé de maternité d’une salariée du secteur privé » rappelle qu’il est obligatoire, que le contrat de travail est suspendu, et que la CPAM verse des indemnités journalières après déclaration de grossesse dans les quatorze premières semaines. Rien de tout cela ne correspond à la définition contractuelle de l’incapacité temporaire de travail rappelée plus haut : il n’y a ni accident, ni maladie à l’origine de l’interruption.

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La conséquence pratique est qu’il ne faut pas compter sur l’assurance emprunteur pour couvrir les mensualités pendant un congé de maternité ordinaire. Mais attention à la formulation inverse, tout aussi trompeuse : ce n’est pas une « exclusion grossesse » imposée par la loi, c’est une question de périmètre de garantie. Certains contrats prévoient des clauses spécifiques ; seule la notice d’information, qui doit obligatoirement être jointe au contrat de crédit et énumérer l’ensemble des clauses, permet de le savoir pour votre situation.

Arrêt lié à un état pathologique : ce qui peut ouvrir la garantie #

Lorsqu’une complication médicale entraîne une incapacité totale et temporaire d’exercer votre activité, on se trouve cette fois dans le champ décrit par la garantie ITT. La prise en charge n’est pour autant jamais automatique : elle suppose que le sinistre entre dans la définition retenue par votre contrat (inaptitude à toute activité professionnelle, ou seulement à celle exercée au moment de la maladie — les deux rédactions existent), qu’il soit déclaré dans les délais prévus, et que la franchise contractuelle soit écoulée.

Il faut aussi garder en tête le cas le plus fréquent. Lorsque la complication survient à l’approche du terme, le droit français ne bascule pas nécessairement en « arrêt maladie » : il allonge le congé de maternité lui-même. Service-Public l’écrit ainsi : « en cas de maladie due à votre grossesse ou aux suites de votre accouchement, la durée de votre congé de maternité est augmentée » de « 2 semaines avant la date présumée de l’accouchement » et « 4 semaines après l’accouchement », sur présentation d’un certificat attestant de l’état pathologique et de sa durée prévisible. Une emprunteuse dans ce cas n’est donc pas mécaniquement en incapacité au sens de son contrat d’assurance — c’est exactement le raccourci qu’il faut éviter avant de compter sur une indemnisation.

Changer d’assurance emprunteur pendant une grossesse : la procédure exacte #

Le droit de résilier à tout moment est acquis : « vous pouvez changer d’assureur à tout moment après la signature du crédit immobilier », et le prêteur doit vous informer chaque année de ce droit. Mais l’opération n’est pas unilatérale, contrairement à ce qu’on lit souvent. Service-Public précise : « avant de changer d’assureur, vous devez vous assurer d’avoir l’accord de l’organisme prêteur concernant le nouveau contrat », ce dernier ayant « le droit de vérifier que ce nouveau contrat respecte bien le niveau de garantie de l’assurance initiale ».

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Étape 1
Résiliation
Envoyer à l’assureur une demande de résiliation — par lettre, par acte de commissaire de justice, ou par tout autre moyen prévu au contrat.
Étape 2
Substitution
Adresser au prêteur une demande de substitution. En cas de refus, il doit motiver sa décision et indiquer les garanties manquantes ; le contrat d’origine n’est alors pas résilié.
Étape 3
Avenant
En cas d’accord, le prêteur dispose de 10 jours ouvrés après réception pour modifier le contrat de crédit par avenant, notamment pour y inscrire le nouveau TAEG.

Le point de vigilance propre à la grossesse est ailleurs : comparer les définitions avant les prix. Un contrat peut être moins cher parce que sa garantie ITT est limitée à l’inaptitude à toute activité professionnelle, ou parce que sa franchise est plus longue. C’est un travail de lecture des définitions et des exclusions, contrat contre contrat — la fiche personnalisée remise par le prêteur, qui fixe le niveau de garantie exigé, en est le point de départ.

Risque aggravé de santé : convention AERAS et droit à l’oubli #

Si une pathologie — liée ou non à la grossesse — vous place en situation de risque aggravé de santé, la convention AERAS s’applique automatiquement, mais uniquement « lorsque l’assureur exige que vous lui fournissiez des informations sur votre santé » : elle ne concerne donc pas les prêts dispensés de questionnaire. Elle n’oblige pas l’assureur à vous faire une proposition, mais elle encadre le refus et plafonne, pour les revenus modestes, les majorations de cotisation.

Elle porte aussi un droit à l’oubli : pour un cancer ou une hépatite virale C, vous n’avez pas à déclarer la maladie si « le protocole thérapeutique est fini depuis au moins 5 ans et il n’y a pas eu de rechute » et si « le futur contrat d’assurance prend fin avant vos 71 ans ». Une grille de référence liste par ailleurs des pathologies pour lesquelles l’assurance doit être proposée sans surprime ni exclusion, ou avec une surprime plafonnée. Si les règles de la convention ne sont pas appliquées, la commission de médiation de la convention AERAS peut être saisie.

Refus d’indemnisation : la procédure de recours, dans l’ordre #

Un refus n’est pas le dernier mot, mais la voie de recours est balisée et se parcourt dans l’ordre. La fiche Service-Public consacrée aux recours en cas de litige avec un assureur décrit une procédure en deux étapes obligatoires avant toute médiation.

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ÉtapeInterlocuteurCe qu’il faut retenir
1Votre interlocuteur habituelConseiller, agent d’assurance ou courtier. C’est le passage préalable au service réclamation.
2Le service réclamation de l’assureurIl dispose d’un délai maximal de 2 mois à compter de la réception de votre courrier pour répondre.
3Le médiateur de l’assuranceSaisissable uniquement si le service réclamation n’a pas répondu dans les délais ou n’a pas apporté de résultat satisfaisant. Le médiateur compétent est « généralement précisé dans votre contrat » ; certaines compagnies désignent un médiateur interne.
4La justiceVoie ouverte si la médiation n’aboutit pas. C’est le moment où l’assistance d’un professionnel du droit prend son sens.

Dans tous les cas, ce sont les pièces qui font le dossier : arrêts de travail, certificats et comptes rendus médicaux, copie de la notice d’information, et l’intégralité des échanges écrits avec l’assureur. Un refus motivé par une clause d’exclusion se conteste d’abord en confrontant la clause invoquée au texte exact de la notice.

Ce qui relève de quoi : tableau de synthèse #

 Congé de maternitéCongé pathologiqueIncapacité (ITT) au sens du contrat
NatureDroit social obligatoireAllongement du congé de maternitéGarantie contractuelle d’assurance
Qui indemniseAssurance maladie (IJ)Assurance maladie (IJ)L’assureur emprunteur, selon le contrat
Durée / cadreFixée par la loi selon le nombre d’enfants à naître+2 semaines avant, +4 semaines après l’accouchementFixé par le contrat (franchise, limite d’âge, exclusions)
DéclarationÀ la CPAM et à la Caf dans les 14 premières semainesCertificat attestant l’état pathologique et sa durée prévisibleDéclaration de sinistre à l’assureur dans les délais du contrat
Mensualités du prêtNon prises en charge à ce titreNon prises en charge à ce titrePrises en charge « selon le montant assuré, ou selon la perte de revenus »

La dernière ligne mérite un arrêt. « Selon le montant assuré » décrit une indemnisation forfaitaire : elle se cumule avec les indemnités journalières. « Selon la perte de revenus » décrit une indemnisation indemnitaire : les prestations de la Sécurité sociale viennent en déduction. C’est la même garantie, deux économies opposées — et c’est écrit dans votre notice, pas dans un article.

Ce qu’il faut vérifier, concrètement, avant de signer #

Il n’existe pas de « bon contrat grossesse » universel. Il existe en revanche une courte liste de points sur lesquels les contrats diffèrent réellement, et qui se vérifient tous dans la notice d’information avant signature.

Définition
Quelle inaptitude ?
L’ITT vise-t-elle l’inaptitude à toute activité professionnelle, ou à l’activité exercée au moment de la maladie ? C’est la clause la plus discriminante.
Franchise
À partir de quand ?
Le contrat fixe la franchise et son point de départ. Une durée annoncée sans son point de départ ne veut rien dire.
Mode
Forfaitaire ou indemnitaire ?
Indemnisation sur le montant assuré, ou sur la perte de revenus réelle ? Cela change tout en cas d’arrêt indemnisé par la CPAM.
Reprise
Et le mi-temps thérapeutique ?
La prise en charge cesse en cas de reprise même partielle, sauf clause expresse. À vérifier si une reprise progressive est envisageable.
Exclusions
Lesquelles, et à quelle condition ?
Une exclusion se lit avec sa condition d’application. La notice doit contenir l’ensemble des clauses du contrat.
Quotité
Assuré à quelle hauteur ?
La fiche personnalisée remise par le prêteur indique à quelle hauteur le prêt doit être assuré — 100 % ou en partie — et par qui, en cas de co-emprunt.
À retenir
  • Sous 200 000 € par assuré et avec une fin de remboursement avant 60 ans, aucun questionnaire ni examen de santé ne peut vous être imposé.
  • Le devoir de l’assuré est de répondre exactement aux questions posées, pas de déclarer spontanément une situation sur laquelle on ne l’interroge pas.
  • Une omission non intentionnelle découverte après sinistre entraîne une réduction proportionnelle de l’indemnité, pas nécessairement la perte de la garantie.
  • Une complication médicale allonge d’abord le congé de maternité (2 semaines avant, 4 après) — ce n’est pas automatiquement une incapacité au sens du contrat.
  • Changer d’assurance est possible à tout moment, mais l’accord du prêteur et l’équivalence des garanties conditionnent la substitution.
  • Avant tout recours : interlocuteur habituel, puis service réclamation (2 mois maximum pour répondre), puis médiateur.

Questions fréquentes #

Dois-je déclarer une grossesse simple à mon assureur ?
Si votre prêt entre dans le cadre de la dispense (200 000 € ou moins par assuré, remboursement avant 60 ans), il n’y a pas de questionnaire de santé : l’assureur a interdiction de vous en soumettre un. Hors de ce cadre, votre obligation est de répondre exactement et sincèrement aux questions que l’assureur pose. Si aucune question ne porte sur votre situation, il n’y a pas d’obligation de déclaration spontanée.
Un congé de maternité ouvre-t-il droit à la prise en charge des mensualités ?
La garantie ITT vise une inaptitude temporaire totale « à la suite d’un accident ou d’une maladie donnant lieu à un arrêt de travail ». Un congé de maternité ordinaire ne relève pas de cette définition. Seule votre notice d’information permet de vérifier si votre contrat prévoit une clause particulière.
Puis-je cumuler l’indemnisation de l’assurance emprunteur et les indemnités journalières ?
Cela dépend du mode d’indemnisation de votre contrat. Service-Public indique que l’assurance rembourse les mensualités « selon le montant assuré, ou selon la perte de revenus ». Dans le premier cas (forfaitaire), l’indemnité ne dépend pas de ce que verse la Sécurité sociale ; dans le second (indemnitaire), les prestations perçues sont prises en compte. Il n’existe pas de réponse unique : c’est une clause à lire.
Le changement d’assurance en cours de grossesse est-il risqué ?
Le droit de résilier à tout moment n’est pas discutable. Le risque n’est pas juridique mais contractuel : le nouveau contrat peut définir l’incapacité, la franchise ou les exclusions différemment. Comparez les définitions et les exclusions clause par clause avant d’engager la substitution, et gardez à l’esprit que le prêteur vérifiera l’équivalence des garanties.
Que faire si l’assureur refuse de m’indemniser ?
Demandez d’abord un refus écrit et motivé, puis suivez l’ordre : interlocuteur habituel, service réclamation de la compagnie (qui dispose de deux mois pour répondre), puis médiateur de l’assurance — celui que désigne votre contrat. Si le litige porte sur l’application de la convention AERAS, c’est la commission de médiation de cette convention qui est compétente.
Ai-je encore quelque chose à déclarer si j’ai eu un cancer ou une hépatite C ?
Le droit à l’oubli vous dispense de déclarer ces deux maladies si le protocole thérapeutique est terminé depuis au moins 5 ans sans rechute et si le contrat d’assurance prend fin avant vos 71 ans. En revanche, les conséquences de la maladie relevant du droit à l’oubli doivent, elles, être déclarées.
Information, pas conseil
Cet article est informatif et ne remplace pas la lecture de votre notice d’information, ni l’avis d’un professionnel (assureur, courtier, juriste). Les règles citées ici sont celles publiées par l’administration à la date de vérification indiquée en tête d’article ; les conditions de garantie, elles, dépendent entièrement de votre contrat.
Sources officielles consultées

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